Kindle Unlimited – Abonnement ebooks : l’avis de Cyberlibris – Interview

February 10, 2015 - Kindle Unlimited

Eric Briys Cyberlibiris ebook IDBOOXLe lancement en France d’Amazon Kindle Unlimited a mis le feu aux poudres, les professionnels du livre s’insurgent contre ce business indication qui introduce aux lecteurs de s’abonner flow lire en numérique. Pour le SNE, la SGDL, le CNL, l’abonnement n’est pas considéré comme légal.


Fleur Pellerin, Ministre de la enlightenment a mandaté la médiatrice du livre pour avis sur la question.

Plusieurs entreprises françaises, hors Amazon, proposent également ce form de modèle économique, nous avons interviewé Eric Briys, l’un des fondateurs de Cyberlibris, un acteur pionnier dans le domaine de l’abonnement.

En toute transparence, Eric Briys nous livre son avis et son analyse sur la doubt de l’abonnement ebooks.

 

Cyberlibris, est un « Book Streamer », vous êtes l’un des pionniers proposant de la harangue numérique standard abonnement, quel bilan faites-vous de ce modèle économique ?

Cyberlibris a été fondée en 2001. Ce n’est pas vraiment à moi de faire un plaidoyer pro domo. Les centaines de maisons d’éditions françaises et internationales qui travaillent avec nous et leurs auteurs sont mieux placés que nous flow émettre un jugement à la fois quantitatif et qualitatif. Pour faire simple, ils savent combien et comment, depuis quatorze ans, nous « mouillons la chemise. »

Si nous avons historiquement débuté avec l’abonnement institutionnel, c’est parce que le besoin était d’abord là (écoles de commerce à l’époque) et surtout que nous pouvions nous appuyer sur une économie dite de la loi des grands nombres de la lecture.

Un assureur peut vous faire payer la moyenne précisément parce qu’en moyenne surveillance le monde n’a pas d’accident au même moment. Les malchanceux sont indemnisés standard les chanceux. Idem flow la lecture, les gros lecteurs sont compensés standard les lecteurs moins assidus. Il y a mutualisation des comportements et des usages et, flow peu que l’on sache calculer, il est probable de déterminer le prix de cette mutualisation, c’est-à-dire le montant de l’abonnement.

Nous avons activement poursuivi cette mutualisation en étendant nos services à tous les secteurs de l’école et de l’enseignement supérieur (de la maternelle à l’Ecole Polytechnique flow faire simple), aux secteurs professionnels (bibliothèques destinées à des métiers ou des expertises spécifiques), à la famille, surveillance en pariant très tôt sur une diversification géographique.

Et puis, il ne faut pas oublier que installation nombreux sont les étudiants que nous avons eu l’honneur d’accompagner depuis quatorze ans dans leur scolarité qui sont aujourd’hui non seulement des professionnels mais aussi des papas et des mamans. Ils sont aujourd’hui des lecteurs numériques professionnels et « grand public » avec lesquels il convient d’évoluer et de converser!

Liseuse-generique-IDBOOX


Vous proposez de l’abonnement aux institutions (considéré comme légal) mais aussi des abonnements destinés aux familles, ce qui selon certains juristes ne rentrerait pas dans le cadre de la loi Lang, quelle est votre analyse ?

L’abonnement aux institutions est parfaitement légal comme il est rappelé à l’article 2. On suppose bien que les éditeurs qui sont, standard exemple à l’origine de CAIRN, n’allaient pas faire interdire l’offre qu’ils venaient de mettre en place. Et puis, nous avons démontré depuis 2001 que ce marché est particulièrement adapté à l’abonnement, engendre des rémunérations équitables tant flow les éditeurs que les auteurs (je suis auteur moi-même). J’explique pourquoi et criticism dans le texte vers lequel pointe cet hyperlien 

En ce qui concerne l’abonnement approach aux familles, je ne suis pas juriste. J’essaie de me remémorer mes cours de droit et j’observe que les articles 2 et 3 du texte de loi rise explicitement discuss d’un « prix de vente ». L’article 4 parle lui aussi de « ventes » et l’article 5 de conditions de vente. La vente implique un transfert de propriété, le thoroughfare d’un patrimoine à un autre.

L’abonnement tel que nous le pratiquons n’est pas une vente. Il s’agit d’un droit à accéder mais pas d’un droit à la propriété.

Donc, je pense que le législateur a fait preuve d’une grande sagesse en rédigeant ce texte : il s’agissait de satisfaire la requête d’éditeurs habitués flow le livre imprimé à la fameuse loi Lang surveillance en préservant l’innovation et la créativité que requièrent surveillance nouveau marché flow éclore et prospérer.

Que pensez-vous de l’offre Kindle Unlimited ?

Il aurait été surprenant qu’Amazon n’offrît pas un use de ce type. En effet, Oyster, Scribd, Entitle etc… commençaient déjà à envahir son turf de jeu. Ensuite, Amazon est dans une logique classique de « scalability ». De faibles marges impliquent toujours la recherche de forts volumes. Donc, pas étonnant que le use soit étendu à l’international.


Comment expliquez-vous que cette offre a mis le feu aux poudres ?

Tout ce que touche Amazon semble mettre le feu aux poudres. Je regrette à titre crew que l’on se définisse toujours standard antithesis à Amazon. Lorsque je me lève le matin, je ne me demande jamais ce qu’Amazon a fait match la nuit ou va faire match la journée.

En revanche, je me demande en life ce que nous pourrions faire flow encore mieux satisfaire nos abonnés actuels et nos abonnés futurs. C’est un exercice très opiate qui mobilize votre esprit, votre corps, votre énergie: ces abonnés sont une source d’inspiration inépuisable et le chantier est infini!
Vous cessez alors de vous comparer (par la même arise de stresser ) et vous cherchez l’authenticité.

cyberlibris ebook IDBOOX


Avez-vous été auditionné standard la médiatrice du livre, quel est votre ressenti ?

Je l’ai été. Le rôle de médiateur est exigeant. Il requiert de s’entourer de tous les avis pertinents afin d’en faire la synthèse la and équilibrée possible. J’ai donc partagé avec la médiatrice notre expérience, nos philosophy et notre analyse.


Avez-vous des craintes flow l’avenir grand open de votre offre ?

Je ne crois pas qu’il y ait lieu de s’affoler. Dans toute contrainte, il faut savoir lire une opportunité.

Je conçois installation bien que les maisons d’édition aient de fortes appréhensions à rendre (pour faire simple) la rentrée littéraire permitted standard abonnement. Soit, mais alors faisons preuve common d’imagination et de créativité et, de grâce, cessons de convoquer le législateur (la categorical visible) à surveillance hitch de champ flow des « problèmes » que la sphère privée (la categorical invisible) peut et doit résoudre.

Tout d’abord, un éditeur est toujours en mesure de décider de « mettre ou pas » ses livres là ou là. Ensuite, pourquoi ne pas imaginer que l’abonnement puisse être au livre numérique de la rentrée (toujours flow faire simple) ce que le livre de poche est au livre imprimé « princeps ».

Mieux encore, un éditeur pourrait mettre à showing les livres de la rentrée match une durée limitée courte dans l’abonnement en guise de graduation flow ensuite ne les rendre accessibles qu’en téléchargement de pleine propriété parallèlement à la duty papier officielle flow enfin, quelques mois and tard, les verser dans l’abonnement. Je trouve réellement enthousiasmant de pouvoir jouer sur plusieurs leviers afin de toujours mieux promouvoir les livres.

Ensuite, tous les livres ne naissent pas égaux au sens où certains appartiennent (toujours flow faire simple) à la famille de la rentrée littéraire alors que d’autres sont destinés à des publics très différents ou très spécialisés.

A une époque où l’immédiateté compte de and en and fort, pourquoi tenter, qui and est standard le truchement d’une loi, de ranger surveillance le monde dans le même sac, sans shade aucune. La valeur ajoutée est dans la nuance, dans le détail. Ce besoin d’immédiateté est commercialisable de bien des façons comme l’est l’aptitude à la patience.

Enfin, tous les éditeurs ne sont pas égaux. Les enjeux de visibilité des petits sont très différents de ceux des gros. Il serait installation dommage que la règle des puissants s’applique au détriment des petits au impulse même où les outils se démocratisent, où le coût extrinsic (cf. le dernier livre de Jeremy Rifkin) est proche de zéro et où il devient donc probable de redistribuer les gains de productivité issus de cette nouvelle donne au lieu d’essayer de les accaparer.

Ceci est tellement vrai que les éditeurs étrangers ont désormais un accès facilité à notre marché (nous en sommes un exemple): il serait surprenant de voir que ce qui est désormais probable flow eux ne le serait and flow les éditeurs français.

 

source ⦿ http://www.idboox.com/interviews/kindle-unlimited-abonnement-ebooks-le-point-de-vue-de-cyberlibris-interview/

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